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Fin de l’Expo Melting Classes...

9 octobre au 25 novembre 2010

Démarche Interculturelle - L’interculturel à l’école et ailleurs

Comment l’École peut-elle prendre en compte les inégalités socioculturelles ?
Comment favoriser l’accès au savoir des enfants issus de cultures immigrées et de milieux défavorisés ?

Visite l’Expo Melting Classes et découverte des 3 étapes de la démarche interculturelle

- Espace 1 : Prendre conscience des préjugés, stéréotypes et discrimination
Animations proposées par les associations : Annoncer la couleur, CBAI, ITECO, SEFOP, Tervuren.
- Espace 2 : À la rencontre de l’étrangeté et de la position sociale de l’autre
Photos, écrits, vidéos, témoignages présentés par les associations partenaires : Ateliers du soleil, CASI-UO, CEDD Bruxelles, Collectif Alpha, CTL-Barricade, Lire et Écrire-Verviers, Le Foyer de Molenbeek, Le manguier en fleurs, le Théâtre Brocoli et la photographe Cécile Michel.
- Espace 3 : Démarches interculturelles à l’école et ailleurs
Présentation de projets (e.a:Projets Langues et cultures d’origines, .... et documentaires (Racontes-moi ta langue, Bruxellois en classe..) réalisés dans des écoles primaire, secondaire et supérieure de la communauté Française et ailleurs.

Les partenaires autour de l’expo

ChanGements pour l’égalité et La Fonderie en collaboration avec
- Celles et ceux qui forment à l’interculturel
- Les actrices et acteurs de terrain, à l’école et ailleurs
- Celles et ceux qui ont vécu dans leur histoire personnelle ce va-et-vient entre la culture d’origine et la culture de l’école et qui souhaitent en témoigner
- des artistes qui s’expriment à travers différents langages ( Théâtre, musique, arts plastiques et graphiques)

Le contexte de L’Expo

Depuis plus de 40 ans, des enseignant-e-s et des acteurs/trices de l’éducation, venant de tous les horizons politiques, se questionnent sur la (re)production des inégalités sociales par et à l’École. En 1970, ils/elles se rassemblent autour d’un manifeste et créent la Confédération Générale des Enseignants. Après un moment de quête d’identité, CGE devient un mouvement d’éducation permanente pluraliste. Il a une orientation nettement tournée vers les milieux défavorisés qui prendra les formes suivantes : la revue ÉCHEC à ÉCHEC, les cycles « Écoles », « Crises et Immigration », ainsi que des collaborations avec d’autres associations (Éducation Populaire, Le Grain, Mrax, la Ligue de l’enseignement…). Le souci de CGE de croiser une réflexion pédagogique et sociologique la conduit à traiter les thématiques d’échec scolaire dans les classes populaires, les mécanismes de reproduction du système, le constructivisme, la pédagogie institutionnelle, le rapport au savoir…

Dans les années 2000, alors que le grand public prend enfin conscience de l’existence d’inégalités criantes à l’École au travers des enquêtes PISA, CGé procède à un travail identitaire : le nom doit mieux exprimer le but social. Le mouvement devient ChanGements pour l’égalité et la revue TRACeS de changements.
Aujourd’hui CGé est, entre autres, un acteur moteur de la plateforme de lutte contre l’échec scolaire, est reconnu dans 3 axes différents d’éducation permanente, organise des formations, des journées d’étude, publie des études et des livres (collection École au quotidien – Couleur Livres), anime un site étoffé ...
Si CGé a évolué en 40 ans, les cultures et les classes qui l’entourent, elles, changent aussi ! D’où le thème qui occupera le mouvement pendant toute l’année de son anniversaire : Cultures et Classes en Changements.

-  Changement dans les classes de l’école : de plus en plus tôt, l’autorité est moins légitime, on manque de repères, d’idéaux, les compétences individuelles sont prônées bien plus que l’établissement d’une culture commune, puis après on cherche à faire du lien social.

- Changement dans les classes de la société : les classes sociales ne sont plus ce qu’elles étaient il y a 40 ans. Mais elles existent toujours entre travailleurs et non travailleurs, celles/ceux qui se vivent utiles et celles/ceux qui se vivent inutiles. Les écarts et les inégalités se renforcent, les exclu-e-s sont de plus en plus nombreux/ses. Ces écarts sont toujours producteurs de honte et d’humiliation pour les uns/unes, de fierté et de valorisation pour les autres. Or le rapport entre les résultats scolaires et la culture de classe reste encore majoritairement méconnu voire nié. La « démocratisation » de l’école ne change en rien la reproduction du système. Ce qui est nécessaire à la réussite scolaire continue à être appris ailleurs qu’à l’école, principalement dans les familles.

- Changement dans les cultures : pas celles des Autres, les nôtres, les cultures mondialisée, celles du libéralisme, de l’individualisme, ces cultures où l’usage des nouvelles technologies a profondément modifié les rapports à soi, aux autres et au temps. Une culture où la lutte des places a remplacé la lutte des classes, ce qui favorise le repli sur soi et le rejet de l’autre.

Pour plus d’information sur l’histoire de CGé