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Plus dégalité

Tous ceux qui sont confrontés à l’apprentissage, le leur ou celui des autres, savent combien il s’agit d’une tâche parsemée d’embuches. Empruntant le vocable à Bachelard, les didacticiens ont qualifié ces difficultés d’obstacles. On parle d’obstacles psychologiques (attitudes et habitudes de l’individu qui font barrière à l’apprentissage), d’obstacles épistémologiques (difficultés du passage des expériences premières au savoir constitué), d’obstacles méthodologiques généraux (relevant des stratégies de résolution) et particuliers (propre à la branche), d’obstacles didactiques (les élèves veulent réaliser l’économie de la construction).

Comprendre les mécanismes de ces obstacles et développer les pratiques pédagogiques qui permettent de les surmonter, c’est indispensable. Mais ce n’est pas suffisant. Car dans la pratique enseignante, il se passe énormément de choses qui ont à voir avec autre chose que cela, qui touchent au culturel, au social et au politique. Il y a notamment ce qu’on appelle le rapport au savoir (Charlot, Beauthier, Rochex, ...), des représentations et des postures que l’élève développe par rapport au savoir et qui jouent tout autant que le savoir lui-même.

Tournée presque entièrement vers la pédagogie à ses débuts, la CGE a pris un virage lent et continu pour se retrouver dans un champ d’études et d’actions qui prend aussi en compte le politique et le social : organisation de l’école à un niveau macro (celui de l’Etat, La Communauté française pour ce qui nous concerne) et à un niveau micro (les institutions d’établissement scolaire et de classe).

Le mouvement

Le mouvement, on peut le regarder sous deux aspects que les mécaniciens appellent « cinématique » et « dynamique ». Le côté cinématique, c’est une question de trajectoire, de vitesse, d’accélération, de changements de position (CGE comme changements). Le côté dynamique, c’est celui des forces, des causes de changements. Les changements que nous voulons, à la CGE, c’est plus d’égalité. L’énoncé est clair, la réalité est statistiquement bien établie (celle des inégalités de notre système scolaire) mais les mécanismes en jeu ne sont pas simples.

A tous ceux qui n’adhèrent pas encore à la CGE, nous disons : rejoignez-nous, l’effort à faire est de taille, il faut être nombreux. Le débat doit être large et l’engagement doit être fort. Pourquoi faire partie d’un mouvement socio-pédagogique comme celui-là ? En participant à la CGE, vous pouvez être en formation permanente, retirez des outils pour votre analyse et votre pratique, participer à un débat, à un combat et éprouver la joie de fréquenter les nôtres.

La gazette

Dans quelques mois, le mouvement et le journal vont changer de nom. Pour prendre des appellations qui collent mieux à nos objectifs actuels. Dans l’immédiat, une première modification d’Echec à l’Echec va s’opérer. Le journal va devenir bimensuel, vous recevrez donc 5 numéros l’an (la période de vacances étant exclue). La diminution de fréquence sera compensée par un grossissement puisqu’on passera de 8 à 10 pages par numéro, ce qui nous permettra d’encore mieux développer les thèmes traités.

Pour notre gazette, nous comptons aussi sur votre soutien : lisez-nous, faites-nous connaître, interpelez-nous ou soumettez-nous vos articles.