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Accueil / Politique / Prises de position / Prises de position 2012 / Avant une réforme de la formation initiale : formaliser l’entrée dans le métier

Le rapport d’évaluation de la formation initiale coordonné par les FUSL confirme le malaise profond des enseignants débutants. ChanGements pour l’égalité (CGé) appuie la perspective de chantiers qui devraient définir le profil des enseignants de demain et de leurs formateurs.
Par ailleurs, CGé réaffirme l’urgence de formaliser l’entrée dans le métier de tous les enseignants débutants quelle que soit leur formation initiale.

ChanGements pour l’égalité se réjouit du travail approfondi d’évaluation réalisé par les Facultés universitaires Saint-Louis (FUSL). Le fil conducteur de l’analyse qui a retenu notre attention est celui de voir la formation au métier d’enseignant comme l’articulation de trois dimensions complémentaires et en tension : l’acteur scolaire, l’acteur social et l’acteur institutionnel. Les auteurs de la recherche les ont essentiellement appliquées au « métier d’étudiant », mais CGé les étend au « métier d’enseignant » et au « métier de formateur ».
Dans cette perspective, CGé réaffirme que la formation initiale et continue doit permettre aux enseignants et à leurs formateurs de devenir
- des acteurs scolaires capables d’enseigner à tous les élèves et de garantir les conditions nécessaires aux apprentissages dans une classe,
- des acteurs sociaux conscients des dimensions de la société dans laquelle ils travaillent, en particulier des différences de classes sociales et de genre,
- des acteurs institutionnels capables de comprendre le système scolaire, de l’analyser et d’agir en conséquence afin d’être porteurs des valeurs de ce système et de sa légitimité.
Pour y arriver, il nous paraît indispensable de penser une formation initiale commune, en particulier, pour tous les enseignants amenés à travailler au niveau du continuum pédagogique (5-14 ans), avec bien entendu, des possibilités d’orientations spécifiques. Ce n’est qu’en réalisant un vrai tronc commun tant dans les faits que dans les mentalités que nous pourrons réduire les inégalités de façon systémique.

Sans attendre une réforme de la formation initiale, il faut apporter des solutions aux difficultés grandissantes à entrer dans le métier et y rester. Des initiatives et expériences diverses se développent ; il est plus qu’urgent d’organiser de façon structurelle l’accompagnement de tous les enseignants débutants suivant des modalités qui devraient rencontrer les trois dimensions du métier : l’acteur scolaire, l’acteur social et l’acteur institutionnel. Un objectif essentiel de cet accompagnement serait d’amener chaque professionnel à devenir un praticien réflexif.

Pour en savoir plus :
Le regard de CGé sur l’évaluation de la formation initiale. Par Anne CHEVALIER et Sandrine GROSJEAN, Analyse CGé 2012

Consulter le rapport : ÉVALUATION QUALITATIVE, PARTICIPATIVE ET PROSPECTIVE DE LA FORMATION INITIALE DES ENSEIGNANTS EN FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES - Mars 2011 - Février 2012- Centre d’études sociologiques des FUSL