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Accueil / CGé ? / CGé, mouvement d’éducation permanente / Thématiques d’action plan quinquennal 2017-2021

Pour CGé, c’est le rôle de l’École de contribuer à réduire les inégalités sociales et de donner à tous des chances égales de réussite. Pour ce faire, il faut agir à trois niveaux :
- sur le plan politique en vue de dénoncer les failles d’un système éducatif qui porte en lui les sources d’un certain nombre d’inégalités,
- au cœur de la classe en proposant des façons d’enseigner qui prennent en compte la diversité des origines sociales des élèves et puissent réduire les risques d’échec et de relégation,
- dans la relation entre les familles et les acteurs éducatifs de l’école et des associations afin d’établir des partenariats où chacun trouve sa place.
Ces trois niveaux sont le terreau des thématiques d’actions de CGé pour le plan quinquennal 2017-2021 que nous présentons ici.

Lutter contre les inégalités inhérentes au système éducatif

Pour éviter que le système scolaire ne contribue à la reproduction des inégalités sociales, il est indispensable d’exercer une vigilance permanente à différents niveaux politiques depuis la Communauté française jusqu’à l’Europe. En particulier, il importe de s’opposer à une marchandisation de l’École et son instrumentalisation par les classes dominantes.
La lutte contre les inégalités sociales, culturelles et de genre reste notre priorité. L’École doit se donner les moyens d’être un vecteur d’émancipation pour les élèves issus des classes sociales fragilisées et mettre la priorité sur la défense des intérêts collectifs au détriment des libertés individuelles.

Croiser le rapport au savoir et les pratiques pédagogiques

Apprentissage et réussite ne riment pas nécessairement avec émancipation. Il y a des façons de faire apprendre qui ne sont accessibles qu’à ceux qui sont proches de la culture scolaire et qui relèguent, en toute bonne foi, ceux qui ne connaissent pas les codes de l’école. Il y a des réussites qui ne sont que des reproductions sans passer par de véritables appropriations des savoirs. Il y a aussi des dispositifs qui orientent les filles et les garçons dans les filières en fonction des normes (patriarcales) de la société.
Faire réussir les plus fragilisés nécessite un changement de posture de l’enseignant invité à se mettre avec, à côté et non en face de l’apprenant. De plus, ces changements de points de vue ne peuvent pas s’opérer individuellement mais nécessite un travail et des décisions collectives.

Assurer la place de chacun et favoriser les relations entre les différents acteurs éducatifs

Aujourd’hui, les tensions sont souvent vives entre différentes classes d’acteurs dans et autour de l’École. Les modes de relations entre professeurs et élèves doivent se reconstruire. Il faut inventer des façons de collaborer entre les familles, les acteurs de l’École et ceux des associations. Il s’agit bien, à ces différents niveaux, d’une lutte des places, qui oppose des classes et des sous-classes d’acteurs. Pour CGé, il n’est possible de sortir de ces relations duales qu’en introduisant du tiers à savoir de la parole et de la loi.