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José a été Secrétaire Général de CGé et a participé souvent aux ateliers organisés chaque année dans le cadre des Rencontres Pédagogiques d’Été.
Un des nombreux ateliers d’écriture proposés par Odette et Michel Neumayer a été quelque peu moteur ou en tout cas carburant pour ce long travail de mémoire réalisé par José. À ce double titre de compagnon de route et d’auteur d’un récit important, sa présentation prend ici tout son sens. Et il m’importe de souligner que dans ce livre riche et beau, il y a beaucoup d’authenticité et beaucoup d’émotions qui sont entourées par la rigueur des analyses.
« Je viens de publier le livre “Parcours d’immigration”
Le suivi de la famille Ramirez (et de Manuel en particulier) sert de prétexte à évoquer le thème de la mémoire de l’immigration. Quatre générations que l’on découvre au fil des trois périodes : la misère dans un contexte de dictature qui pousse à l’exil, le temps de l’immigration en Belgique et le retour à la terre des origines.
Misère de l’Espagne franquiste… guerre civile, répression, famine, débrouillardise et survie, vie quotidienne, monde rural, travail à la mine, culture, famille, émigration à Madrid, le bonheur en pointillé, la vie sentimentale, la décision d’émigrer.
Le temps de l’immigration en Belgique : retour historique sur les flux migratoires (dans le monde et en Belgique), travail, logement, famille, militances politiques et associatives, éducation des enfants, l’école, les trois générations, l’intégration, la dynamique identitaire…
Le retour en Espagne : l’intégration comme processus, entre difficultés et réussites, le mythe du retour, militances politiques et associatives, la vieillesse ou le soleil du crépuscule.
La plupart des immigrés économiques se reconnaissent quelque part dans ce récit qui croise vécu ou expérience intime et prise de distance dans l’analyse (historique, anthropologique, sociologique et politique). Le souffle de la vie envahit ce texte qui induit la compréhension et l’empathie vis-à-vis du processus migratoire. Cet écrit est avant tout une contribution au devoir de mémoire, de mémoire historique de l’immigration des milieux populaires. Cultures de paix et de résistance pour promouvoir de la tolérance et de la solidarité dans un monde menacé par les démons “du tout au marché”, des injustices, des replis égoïstes et narcissiques, voire du racisme. »
José Luis Pinilla

José Luis Pinilla, Parcours d’immigration, Éditions Academia-L’Harmattan, 2013.