Croiser le rapport au savoir et les pratiques pédagogiques

- LASSABLIÈRE-HILLORST Pascale
- RASSON Natalie (CGé)
Animatrices d’atelier d’écriture

Descriptif
Nous le lisons, l’entendons souvent : nous vivons une époque de transition, un monde en mutation… comme si le monde avait un jour été stable, fixe ! Chaque période historique connait ses mouvements : crises, (r)évolutions techniques, changements politiques, artistiques, culturels…

Si le monde bouge, on ne peut pas nier l’état de crise actuel qui suscite dans de nombreux secteurs de la société un malaise, des replis inquiétants, des situations d’exclusion de plus en plus nombreuses. À l’inverse, des mouvements citoyens se renforcent, des projets naissent, des initiatives à contrecourant se prennent. Les quêtes se croisent. Peuvent-elles se rencontrer sans s’opposer ?

Parallèlement, chacun de nous est habité par un mouvement perpétuel tiré par un horizon qui recule à chacune de nos avancées. Mais qu’en est-il de la capacité individuelle et collective à saisir les opportunités de se transformer ? L’atelier d’écriture peut-il être un lieu où naissent des désirs, des desseins, des engagements à agir ?

C’est de réponse que l’homme meurt, écrivait René CHAR. Pendant cette semaine, nous proposons de penser ensemble cette question du mouvement pour oser, avec nos groupes, dans nos classes, nos associations, nos lieux de formation, le bénéfice du doute.

À travers une série d’ateliers de création (écriture, arts plastiques, photo, musique), il s’agira de nous mettre collectivement en écriture autour du visible et de l’invisible de ce qui agite nos sociétés, d’enrichir nos regards sur ce formidable « outil d’humanité ».

Entrons dans la danse ! Explorons des questions qui nous tiennent à cœur : le doute comme moteur ; la mer, lieu de l’humain et de ses paradoxes ; penser l’immobilité/cultiver le mouvement ; le corps, ce lieu d’écriture ; partager l’écriture, s’émanciper ?

Méthode
Les ateliers se vivront au gré d’écritures effervescentes, de récolte de fragments, de récits, de partage de lectures, de moments de coopération, de moments de réflexion seuls ou à plusieurs, de détours par d’autres codes (arts plastiques, musiques…), de la rencontre d’auteurs, d’artistes, de poètes.

Chaque atelier sera suivi d’une analyse réflexive, moment de construction du sens de l’activité. En fin de semaine, un temps sera réservé pour penser collectivement le réinvestissement de la formation.

Repères théoriques
NEUMAYEUR, O. et M., Animer un atelier d’écriture : faire de l’écriture un bien partagé, Éd. ESF, 2003.
NEUMAYEUR, M., VELLAS, E., (Coord.), Évaluer sans noter, éduquer sans exclure, Chronique sociale, 2015.
NEUMAYEUR, O. et M., Quinze ateliers pour une culture de paix, Éd. Chronique sociale, 2010.

Public
L’atelier est ouvert aux animateurs, formateurs, enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, écrivains publics, militants associatifs… et à tous ceux qui ont envie de pratiquer l’écriture. Sans complexes ni préjugés.