Seuls dans nos classes. Souvent seuls dans nos écoles et dans notre environnement social. Seuls à vouloir changer les pratiques pédagogiques, faire réussir les plus dévalorisés, contribuer à une société plus juste. Ne restez plus seuls : CGé vous invite à faire réseau, faire alliance, faire mouvement.

Les Rencontres Pédagogiques d’été, c’est ce moment magique, ce temps fort dans l’année où 300 acteurs éducatifs s’épaulent pour renforcer les enthousiasmes, les idées, les projets. On y vient pour retrouver d’anciens amis, s’en faire de nouveaux, éprouver ses idées, en trouver de nouvelles, se (trans)former, se remobiliser, partager l’énergie en la multipliant avec celle des autres.
Comment faire de la classe un espace démocratique où la reconnaissance de chacun permet l’exigence pour tous ? Comment, pour chaque discipline scolaire, permettre à tous les élèves de construire le sens des activités proposées ? Comment éviter les malentendus qui canalisent l’énergie scolaire vers l’exécution ou le résultat plutôt que vers le processus et les apprentissages ? Comment faire de sa classe une communauté de chercheurs qui produit du savoir ? Comment faire équipe avec ses collègues pour produire du savoir enseignant et se mobiliser collectivement pour la réussite de tous, enfants et jeunes ? Comment comprendre les dynamiques sociales qui maintiennent la hiérarchisation, la différenciation sélective, l’orientation ségrégative et comment agir contre, sans ou avec, ceux qui ne veulent pas du changement ?

C’est tout cela que les RPé vous invitent à travailler, ce sont ces compétences et savoirs pédagogiques, sociologiques et politiques que les RPé vous proposent d’entrainer.
C’est en faisant, et pas seulement en disant comment faire, en pratiquant l’isomorphisme pédagogique. Et nous le ferons ensemble, tous réseaux confondus (Au diable, ces vieilles distinctions qui nous empoisonnent !), tous niveaux réunis (les expériences et expertises de chacun sont utiles à tous), toutes disciplines rassemblées (les didactiques sont spécialisées, mais la pédagogie est commune), tous métiers éducatifs alliés (l’école n’est pas seule pour agir contre les inégalités).

Ce bouillon de cultures complémentaires, cette contagion de savoirs, de compétences, d’expériences, d’expertises cumulables, c’est bien sûr d’abord dans les ateliers qu’on va les faire infuser, mais aussi au bar, au restaurant, sur les pelouses au soleil, à la librairie, aux conférences débats ou encore dans les stands et expositions...
De toutes ces rencontres, on ressort bousculé, mais heureux, déstabilisé, mais renforcé, questionné, mais mobilisé, prêt à entamer une année scolaire pour faire vivre nos idéaux démocratiques.

Jacques Cornet
Président de CGé