Recherche

Commandes & Abonnements

Accueil / En Mouvement / En Une / TRACeS de ChanGements n° 236 vient de paraitre !

Fondamentaux relationnels : ça pue la charte. Le ton est donné.
Entre dressage et émancipation, l’apprentissage des fondamentaux relationnels, ça peut donner le meilleur comme le pire. L’organisation de la vie de la classe et de l’école (cours, toilettes, cantine, couloir…) signifie à chacun une vision des fondamentaux relationnels bien plus crédible que tous les discours et les apprentissages formels et normatifs. C’est en les vivant, dans l’école et dans la classe, qu’on se les approprie. Et ça change tout. Parce que dans la vie réelle de l’école, on apprend à prendre sa place, à réfléchir, à se laisser bousculer intellectuellement, à faire la différence entre justice et injustice, entre vigilance ou méfiance, apprendre à s’opposer et à proposer, c’est bien différent que d’apprendre à répéter la norme attendue. Et surtout, ça permet d’apprendre le reste. On apprend mieux et autre chose quand on a pleinement la possibilité d’être sujet, on fait mieux apprendre aussi.
Il s’agit, comme adulte responsable de groupe, de partir de ce qui surgit quand des gens sont ensemble (et vivants) dans un espace, avec des statuts différents, des vécus personnels, des expériences de l’école, des rapports aux savoirs, des différences qui s’exacerbent (ou pas) ou qu’on exacerbe (ou pas), sans oublier le travail à faire, apprendre pour les uns, enseigner pour les autres. Et ça, c’est drôlement plus intéressant à analyser. Ça concerne tout le monde. Remettre la loi au centre, sécuriser les relations et les apprentissages, revenir sur ce qui ne va pas, coconstruire une charte sans manipulation et sans démagogie. C’est fondamental. Et ça se construit tout au long de la scolarité obligatoire.
Bon, dit comme ça, qui serait contre ? Après, ce n’est pas simple. C’est forcément conflictuel, ça bouscule un peu tout le monde et on n’arrive pas facilement à prendre du temps pour se mettre ensemble, là où on est, pour changer le métier. Mais on voit bien aussi que continuer comme ça, ça ne sert pas à grand-chose. Toujours les mêmes qui n’y arrivent pas, qui sont impertinents et dont on dit qu’ils se croient tout permis. Apprendre à ne pas se laisser faire ?

Ce numéro est la production du weekend d’écriture TRACeS. Un dispositif de travail qui a fait ses preuves. Des textes pour se nourrir. Des temps d’écriture individuels, des rebonds en sous-groupes. Différentes propositions, différents registres d’écriture.

- TRACeS 236 (5€ pièce - 15€ abonnement - Papier et PDF)