Par Danielle MOURAUX

Voici la petite histoire du chat du Gourou qui illustre à merveille l’absurdité de certaines pratiques :
Lorsque le gourou s’asseyait pour procéder à la prière du soir, le chat de l’ashram se mettait dans le chemin et distrayait les priants. Aussi ordonna-t-il qu’on attache le chat durant la prière du soir. Quand le chat finit par mourir, on amena un autre chat dans l’ashram pour qu’il puisse être dûment attaché durant la prière du soir. Des siècles plus tard, les disciples du gourou écrivirent de savants traités sur le rôle essentiel d’un chat dans le bon déroulement de toute prière.

Est-ce parce qu’on a toujours fait ainsi qu’il est juste et bon de continuer ? Ne faut-il pas, de temps en temps, s’arrêter sur certaines pratiques tellement habituelles qu’elles en sont devenues « naturelles » et que l’on a oublié pourquoi elles existent ? Le travail scolaire à domicile est certainement une de ces pratiques, tellement installée dans notre paysage scolaire qu’il semble sacrilège de la remettre en question voire même de s’interroger simplement sur ses causes et ses effets. C’est pourtant ce que nous vous proposons de faire en examinant ce que ce travail entraîne au niveau de la pédagogie et des apprentissages, de la famille et de la société tout entière.

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