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On a beau avoir à faire avec, à l’école ; après, dans la vie, on peut s’en passer. « On » : pronom indéfini. C’est peut-être Gaston ou Imelda, toi ou moi. C’est n’importe qui mais pas tout le monde, vu qu’y en a qui ne vont presque pas à l’école. « Avoir beau » : c’est une façon de parler, ça n’a rien à voir avec « être beau ». C’est plutôt dans le sens « ça me fait une belle jambe » où « belle » est employé par antiphrase.
« Avoir à faire » : c’est le groupe verbe. C’est un groupe parce qu’il y a deux verbes. Ils sont à l’infinitif, à l’état brut, sans conjugaison d’apparat. « Avec » : préposition, le petit mot qui fait tout, qui crée le suspense parce qu’il renvoie à un nom de personne ou de chose... C’est réussi, vous avez envie de savoir évidemment. Ne nous éloignons pas.
« On a beau avoir à faire » : c’est la succession des verbes, pas moins de trois, qui crée le rythme de la phrase, rythme ponctué par la sonorité a qui revient périodiquement comme un tintement de cloche le dimanche matin pour annoncer l’heureux évènement que constitue la messe pour tous les fidèles. Mais ne nous éloignons pas.
« Après » : la préposition indicatrice chronologique, le petit mot lien qui structure la phrase et dont le bon usage fait toute la différence entre le plouc et le colonel de l’écriture. « Dans la vie », faut pas s’en faire ; moi, je ne m’en fais pas... Bon, ne nous éloignons pas. Nous sommes en présence d’un complément circonstanciel de lieu : on peut s’en passer où ? Dans la vie !
« On » : c’est encore assez impersonnel, mais ce n’est plus si indéfini vu que, ce coup-ci, on parle du même que le premier « on ». Cela n’aurait pas de sens d’écrire « Imelda a beau avoir à faire avec, à l’école ; après, dans la vie, Gaston peut s’en passer ».
« Peut » : indicatif présent, troisième personne du singulier, verbe calme, dissipation des brumes dans l’après-midi, les convoyeurs attendent. D’accord, ne nous éloignons pas.
« S’en » : c’est très compliqué. Le s vient d’un se qui s’est acoquiné avec le en. Mais qui dépend, en fait, de passer qui y tient pour garder son statut de verbe pronominal. « En » relance le suspense et rappelle qu’il y a une énigme, on parle de quelqu’un ou de quelque chose. C’est le même que ce qui dépend de « avec ». C’est fou toutes ces manières de désigner la même chose. Zut, j’ai lâché une partie du morceau, j’ai écrit que c’était une chose. J’en ai dit assez, pour le reste, cherchez sur cette même page de quoi il s’agit et renvoyez votre réponse sous pli fermé à Échec à l’échec.