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Comment (re)penser et (ré)organiser la formation des enseignants et comment accompagner les débutants ? Entre Bologne et ses décideurs et ce qui se passe, se vit, se crée, s’échange, s’imagine au jour au jour le jour sur les terrains de nos écoles, le fossé risque de se creuser… C’est entre les lignes de ce fossé que TRACeS de changements entend laissé ses traces et porter le débat plus loin, grâce à ce numéro 194 de février 2010.

Si l’on suit Sigmund [1], enseigner serait un métier impossible… Et si l’on en croit Christophe [2], travailler (et enseigner aussi donc), c’est s’écarter des prescriptions puisque faire face à l’imprévu… Pour PISA, notre école remplit on ne peut plus mal ses missions… Et 50 % des enseignants débutants abandonnent le métier dans les 5 ans… Comment dès lors (re)penser et (ré)organiser la formation des enseignants et comment accompagner les débutants ?

Et cela dans un contexte bolognais : regroupement en académies ou comment intégrer les écoles normales à l’université, mastérisation des formations ou qui va faire quoi comment dans les deux années supplémentaires et « professionnalisation » des formations ou quel profil de compétences et capacités et qui et comment y répondra… !?

Contexte bolognais où ceux qui travaillent, qui cherchent, qui publient dans ce domaine, formateurs praticiens réflexifs, chercheurs en éducation, mouvements pédagogiques,… ne sont que bien peu et bien mal entendus par les eurocrates en panne d’alternatives, par le politique en panne de moyens, par la machine institutionnelle [3] jamais en panne d’inertie.

Et pourtant sur le terrain, des pratiques réfléchies, (ré)ouvrent des voies et (re)découvrent des principes que les réformes risquent de dramatiquement balayer. Il y a d’abord toujours l’isomorphisme ou comme bien faire (plutôt que dire) avec les étudiants ce qu’on voudrait qu’ils fassent bien avec leurs futurs élèves. Il y a ensuite l’articulation pratique-théorie (volontairement dit dans cet ordre), la rencontre des expériences et des expertises. Et il y a l’aspect collectif, les groupes de formation et plus tard les (bons) collègues. Mais il y a aussi les mauvais collègues et les fausses bonnes solutions, le tutorat, et enfin, les manques, graves, de la formation actuelle, en psychanalyse, en psychologie sociale, en sociologie, en sciences politiques, en philosophie,...
Et Bologne guette…

notes:

[1Sigmund FREUD

[2Christophe DEJOURS.

[3Le système paritaire de décisions constitué de représentants des PO, des syndicats enseignants et des étudiants (Conseils supérieurs et Conseil général), organes que le Ministre doit obligatoirement consulter et qu’il peut difficilement contredire.