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Ah non, c’est un peu court lecteur ! C’est une souche, c’est une tige, c’est une chaine, c’est un squelette ? Que dis-je, c’est un squelette ? C’est un tronc ! Du tronc commun, mélange subtil de séquoia pour sa taille, de cyprès pour son épaisseur, de chêne pour sa résistance au temps, d’ébène pour sa densité.
Il y a des racines saines, dans certaines classes et dans certaines écoles de notre petite fédération Wallonie-Bruxelles, de bonnes pratiques qui poussent tous les enfants vers le haut et vers la réussite. Sans nivèlement par le bas comme le clament les troncs-sceptiques… Non, c’est une vraie réussite certifiée par une évaluation externe.
Mais on ne transplante pas facilement les bonnes démarches d’une terre à l’autre. Contrairement à ce que déclarent les conseillers de toutes sortes qui récoltent les meilleurs fruits pour en prélever les graines et les semer à tout va, on ne transpose pas sans difficulté les bonnes méthodes d’un groupe de jardiniers heureux à tous les cultivateurs de la planète. L’essentiel est moins souvent dans l’outil que dans le changement de posture…
À ce moment, tandis que les rendements de l’agriculture pédagogique sont bas, il faut que les consciences s’éveillent et que tout le système bouge. Les changements relèvent d’une philosophie nouvelle, d’une permaculture à l’échelle de l’éducation. Les cultivateurs de terrain restent profondément imprégnés d’une culture presque ancestrale qui prône un sol nu sans mauvaises herbes, qui retourne la terre à chaque semis, et fait pousser à coups de remédiation pesticide, de consolidation engrais, et parfois même de dépassement transgénique.
Changer les cultures et les structures, transformer le paradigme mérite-réussite-bons emplois au bénéfice de vivre ensemble des apprentissages et acquérir des savoirs partagés par tous, c’est une opportunité, un espoir qu’offre le tronc commun.