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Méthodes actives, activités de structuration et activités fonctionnelles : entendons-nous...

Il est question dans ce dossier de méthodes actives.
Il s’agissait à l’origine des méthodes utilisées par les pionniers de l’Éducation nouvelle (Claparède, Dewey, Freinet...) qui voulant rompre avec la relation de contrainte de l’enseignement traditionnel, ont basé leur pédagogie sur l’activité de l’enfant, sa spécificité fonctionnelle. Les activités étaient alors conçues essentiellement en fonction des besoins, des motivations naturelles de l’enfant. Les intentions étaient de développer l’autonomie et la capacité d’apprendre à apprendre.
Le concept s’est aujourd’hui élargi, grâce notamment aux apports du socioconstructivisme ; nous entendrons donc par « méthodes actives » les situations mises en place par les enseignants dans lesquelles la part d’implication de l’apprenant est significative dans la construction de son propre savoir : études de cas, situations problèmes...
Nous distinguerons les activités fonctionnelles des activités de structuration.
Nous entendrons par activité fonctionnelle, les activités en lien avec la vie, permettant des apprentissages significatifs et intégrés, conduisant souvent à une production concrète et animée dans un contexte.
Nous entendrons par activité de structuration les activités vécues hors contexte, centrées sur les apprentissages systématiques des savoirs et savoir-faire fondamentaux (formalisation, synthèses, drill...).
L’activité des apprenants étant sollicitée dans les deux types d’activités, il serait abusif et dangereux de nier les aspects structurants des activités fonctionnelles tout autant que d’étiqueter les activités de structuration de traditionnelles. Nous plaidons pour leur complémentarité.