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Accueil / Publications / Contributions / Contributions 2014 / L’école de nos rêves

Au sein de CGé, mouvement sociopédagogique, un groupe de travail, formé de six membres a réfléchi, pendant deux ans, au projet d’une école égalitaire et émancipatrice, autrement dit "de la réussite pour tous ». Le texte qui suit est le fruit de cette réflexion. Il s’est nourri de l’expérience professionnelle et militante de chacun-e et a pour vocation de mettre en mouvement, de susciter réactions, critiques et propositions. Il aborde l’organisation de l’école, les contenus et méthodes d’apprentissage, la gestion de l’hétérogénéité, le fonctionnement démocratique... Il est toutefois incomplet. Par manque de temps pour en débattre et arriver à un consensus, certains éléments importants n’y figurent pas, entre autres, l’entrée à l’école maternelle, les relations de l’école avec les familles et le monde associatif, la gratuité de l’école... Un nouveau groupe de travail s’est constitué au sein de Changements pour l’égalité afin d’aller plus loin dans la réflexion et de rédiger un nouveau manifeste pour notre mouvement.

L’École dont nous rêvons est une Ecole unique, la même pour tous [1], de 3 à 16 ans. La formation y est entièrement gratuite et de haut niveau. L’inscription dans une école de son quartier (voir point 3) est obligatoire dès 3 ans [2]. La scolarisation est obligatoire de 5 à 16 ans.

1) Mission de l’École

Former des citoyen-ne-s conscients de l’histoire dont ils héritent, capables de comprendre le monde qui les entoure, de penser par eux-mêmes (émancipés de toute forme d’emprise), d’agir en toute autonomie, de s’associer et de construire du bien commun, et préparés pour entamer, à partir de l’âge de 16 ans, une formation professionnelle de leur choix.

2) Un lieu de vie accueillant et bienveillant

On n’apprend bien que si l’on se sent bien. Il faut donc que les élèves se rendent à l’école avec plaisir, en toute confiance. Ce sera possible si les lieux sont accueillants et les adultes bienveillants. Les éléments qui suivent prennent en compte ces exigences.

3) Organisation générale

Cette partie commune de la scolarité pourrait être organisée en deux entités institutionnellement séparées : l’école des enfants, de 3 à 10 ans et l’école des ados de 11 à 16 ans. Pour rester conviviales, chacune de ces entités ne doit pas comporter plus de 300 élèves. Il s’agit d’écoles de quartier, proches du domicile des élèves [3]. À chaque école des enfants correspond une école des ados ; elles sont situées le plus près possible l’une de l’autre pour favoriser une connaissance mutuelle et des collaborations dans le cadre de projets multi-âges. La formation professionnelle – donc diversifiée – commence à l’issue de cette formation commune de 3 à 16 ans.

Les classes d’âge annuelles seraient remplacées par un découpage de l’école des enfants en trois degrés : 1er degré de 3 à 5 ans/2ème degré de 6 à 8 ans/3ème degré de 9 à 10 ans ; et de l’école des ados en deux degrés : 4ème de 11 à 13 ans/5ème degré de 14 à 16 ans. Ces regroupements concernent les « groupes de référence » (voir plus loin). Mais des regroupements multi-âges ont aussi leur pertinence : dans le cadre de projets multidisciplinaires et pour certains « groupes de besoin » (voir ci-après).

Les « groupes de référence » : ils regroupent chacun entre quinze et vingt élèves d’un même degré. La composition de ces groupes ne varie en principe pas au cours d’une même année scolaire. Il en est de même pour les deux enseignants (de préférence une femme et un homme) qui en sont les « adultes de référence ». Les groupes de référence sont non seulement des lieux d’apprentissage, mais aussi des lieux et des temps de régulation de ceux-ci, où les élèves et leurs adultes référents se retrouvent pour assurer un suivi des apprentissages de chacun et des moments de certification (voir point 8). On y traite aussi d’éventuels problèmes relationnels liés à l’organisation de la vie scolaire. Chaque groupe de référence est doté d’un lieu de réunion fixe équipé d’un casier personnel par élève et pour chacun des deux adultes de référence. Lors de la première réunion de son « Conseil » (voir point 10) le groupe se choisit un nom.

Les « groupes de besoins » : ils réunissent des élèves, pouvant appartenir à des groupes de référence différents ayant besoin d’une aide particulière pour certains apprentissages précis. Ces besoins sont constatés par les élèves eux-mêmes et/ou par les personnes de référence de leur groupe et/ou par d’autres enseignants. Le nombre de participants à ces groupes varie selon les circonstances.

Les apprentissages ont lieu dans le cadre d’une organisation souple des regroupements, des temps et des espaces scolaires. Exemples :

- apprentissages disciplinaires en groupes de référence ;
- projets interdisciplinaires regroupant un nombre variable de participants (élèves et enseignants) ;
- conférences-débats, spectacles, séances cinématographiques, réunissant un grand nombre d’élèves ;
- excursions et voyages scolaires ;
- groupes de besoins ;
- temps de travail en petits groupes (compagnonnage ou tutorat) ;
- temps d’auto-apprentissages (seul à l’aide d’outils didactiques).

Les locaux devraient être adaptés à ces différents types d’activités, le type d’accompagnement des enseignants aussi.

4) Rythmes scolaires

Quotidien : l’école accueille les élèves du lundi au vendredi, de 8h à 17h, mais les activités d’apprentissages organisées ont en général lieu entre 9h et 16h. De 8 à 9h : temps d’accueil et/ou d’activités libres. De 16 à 17 h, l’école reste ouverte, ce qui permet aux élèves de terminer un travail ou de se détendre en attendant qu’on vienne les chercher. En dehors des temps d’apprentissages organisés, les élèves de l’école des ados ont le choix entre un lieu collectif de détente qu’ils gèrent eux-mêmes et de petites pièces (« studios ») propices à des activités studieuses en petits groupes ou solitaires. Les heures libres de début et de fin de journée permettent aussi des rencontres – organisées ou improvisées - entre les parents et des adultes de l’équipe éducative [4].

Annuel : alternance de six semaines d’école et de deux semaines de congé. Les vacances d’été dureraient six semaines.

5) Une formation générale et polytechnique de haut niveau

Au bout du cursus, les élèves devraient avoir acquis des compétences dans les domaines suivants [5] :

• Maitrise de la langue de l’enseignement et de deux autres langues (dans ce cas : devenir capable de comprendre des discours et des textes de difficulté moyenne, être capable de s’exprimer oralement et par écrit de manière à se faire comprendre dans le cadre de la vie courante). Prise en compte du fait que pour une partie des élèves la langue de l’enseignement n’est pas la langue maternelle ou usuelle (création en conséquence de groupes de besoins).

• Éducation artistique : initiation aux arts plastiques, aux arts musicaux et aux arts de la scène.

• Pratiques d’exercices physiques variés pour favoriser un développement harmonieux du corps par la danse, l’expression corporelle, les sports, les arts martiaux, le yoga …

• Initiation à l’agriculture et à une alimentation saine. Chaque école des enfants sera, à cette fin, pourvue d’un potager et les élèves seront, à certains moments, associés à la préparation des repas (voir point 12).

• Initiation technologique : électricité, électronique, informatique, mécanique, travail du bois, de la terre, etc.

• Acquisition progressive et maitrise des structures logico-mathématiques

• Éducation scientifique : initiation et pratique de la biologie, de la physique, de la chimie, et de la géographie physique.

• Éducation à la vie affective et sexuelle.

• Éducation citoyenne : initiation à l’histoire, à la géographie humaine, au questionnement philosophique [6], au droit, à l’économie politique, à l’anthropologie, à la sociologie et à la psychologie. Cette éducation s’appuie aussi sur une pratique institutionnalisée dans l’école : conseils de groupe, délégués, conseil de délégués, conseil d’école (voir point 10)

6) Méthodes d’apprentissage

Toutes les méthodes permettant l’appropriation par tous les apprenants des compétences visées pourraient être utilisées. Mais l’expérience prouve qu’il faut privilégier des méthodes actives qui mettent les élèves en situation d’« apprentis-chercheurs » : c’est quand ils cherchent à résoudre des problèmes par eux-mêmes que les élèves apprennent le mieux. Il est de la responsabilité des enseignants d’aider les élèves à apprendre. Ils ont aussi la responsabilité de les motiver aux apprentissages.

7) Utilisation des TIC

Les « Technologies de l’Information et de la Communication » sont mises au service du projet pédagogique de l’école. Il doit être possible de se connecter à Internet partout dans l’établissement. Celui-ci dispose en outre d’un réseau Intranet, très utile en particulier pour planifier les activités et l’occupation des locaux. À terme, chaque élève de l’école des ados devrait disposer d’un « netable », petit ordinateur portable, relié par WIFI ou avec un code d’accès à l’ordinateur central de l’école [7]. Chaque école dispose aussi de tableaux interactifs.

8) L’évaluation

L’évaluation diagnostique des apprentissages devrait faire partie intégrante du processus de formation. Elle permet d’ajuster les actions des enseignants et, en particulier, de décider quand il est indiqué de faire participer un élève à un groupe de besoin. Elle permet aussi de décider des moments opportuns pour procéder à telle ou telle épreuve d’évaluation certificative. Ces épreuves doivent être nettement séparées des moments consacrés à la formation.
Notre École bannit les notes chiffrées, les sessions d’examen à dates fixes pour tous les élèves et le redoublement. L’appropriation des compétences visées, est vérifiée sur base de travaux réalisés par les élèves (éventuellement réunis dans un « portfolio ») et/ou sur base d’épreuves ciblées. Mais ces épreuves sont organisées au moment où un ou plusieurs élèves sont jugés par eux-mêmes et par leurs enseignants prêts à les passer. En cas de résultats malgré tout insatisfaisants, les élèves concernés sont pris en charge de façon spécifique (individuellement, dans un groupe de besoin ou dans le cadre d’un projet) de manière à les préparer à un nouveau moment de certification pour la compétence visée. Le but étant que tous les élèves se soient appropriés l’ensemble des compétences dont l’apprentissage est visé au bout des quatorze années du cursus. En fin de degré ou en fin d’un cursus scolaire (école des enfants ou écoles des ados), parmi les éléments pouvant mener à une certification, peut intervenir la réalisation d’un ou de plusieurs « chefs d’œuvre ».

9) Gestion de l’hétérogénéité culturelle de la population scolaire

Pour que TOUS se sentent bien à l’école, il faut que le projet pédagogique prenne en compte l’hétérogénéité culturelle (variable) de la population scolaire. C’est pourquoi, sans aucunement transiger sur ses objectifs de formation (voir points 5 et 10), chaque école devrait prendre des mesures symboliques et pratiques pour reconnaitre la diversité culturelle qui existe en son sein. Ceci concerne, entre autres, la prise en compte des fêtes religieuses pour l’organisation du calendrier scolaire, les questions alimentaires, les règles vestimentaires.
Cette diversité culturelle doit aussi, dans la mesure du possible, être prise en compte dans le cadre des activités scolaires par l’évitement de l’européocentrisme ; ce souci concerne particulièrement les formations anthropologique, philosophique, historique, géographique, linguistique, littéraire et artistique.
Cette préoccupation suppose une formation sérieuse des enseignants à la multiculturalité (voir point 12).

10) L’apprentissage de la citoyenneté démocratique

L’École doit permettre l’appropriation par les élèves d’une culture démocratique. Pour atteindre ce but, une initiation au fonctionnement des différentes variantes de la démocratie politique ne suffit pas. Il est essentiel de faire en sorte que les apprenants puissent s’essayer à la pratiquer à l’école, avec les adultes, sous sa forme directe et sous sa forme représentative.
Chaque groupe de référence se réunit en « Conseil de groupe » une fois par semaine. C’est le moment où des problèmes liés à la vie du groupe sont exposés et où des solutions sont recherchées. C’est là aussi que des propositions peuvent être élaborées. Si leur concrétisation ne dépend pas que du groupe lui-même ou si une proposition concerne d’autres personnes que celles qui font partie du groupe de référence en question (par exemple plusieurs professeurs, tout le degré ou toute l’école), les délégués (voir ci-après) assurent le suivi des propositions. Les élèves prennent eux-mêmes en charge l’organisation de leur Conseil de groupe. Les deux adultes de référence les soutiennent pour ce faire (le moins possible et de moins en moins pour favoriser les apprentissages en la matière). Ils peuvent participer activement à ces Conseils en tant que membres du groupe de référence.
Chaque groupe de référence a la possibilité d’élire deux délégués qui le représenteront, tout au long de l’année scolaire au « Conseil des délégués », au « Conseil d’école » et, éventuellement auprès du « Collectif de direction » ou de la direction de l’établissement (voir ci-après et point 11).
Le Conseil des délégués, composé de l’ensemble des délégués de l’école, élit en son sein, lors de sa première réunion, une « coordination des délégués » représentative des trois (école des enfants) ou des deux (écoles des ados) degrés. Ces coordinateur-trice-s représenteront l’ensemble des élèves de leur école, selon les cas, auprès du Conseil d’école, du Collectif de direction et de la direction (voir point 11). Le Conseil d’école regroupe l’ensemble des délégués des élèves, et l’ensemble des adultes travaillant dans l’école. Tout élève non délégué qui désire y participer y est le bienvenu. Il peut y prendre la parole, mais ne peut pas participer aux votes éventuels. Il est réuni une fois par mois. On y traite de toute proposition inscrite à l’ordre du jour à l’initiative des coordinateur-trice-s, du Collectif de direction ou de la direction : projets pédagogiques, propositions de modification de l’organisation de la vie dans l’école, …

11) La Direction, le Collectif de direction et les Collectifs de degré

Chaque école serait co-dirigée par deux directeur-trice-s, conseillés par un « Collectif de direction ».

Le (la) directeur-trice administratif-ve a en charge la gestion administrative, matérielle et financière de l’école. Il-elle est formé-e à cette fonction, mais, comme tous les adultes travaillant dans l’école (voir point 12), il-elle a aussi reçu une formation pédagogique générale lui permettant de comprendre et d’adhérer au projet éducatif de l’école et au fonctionnement institutionnel qui en découle. Il-elle est nommé-e par l’administration de l’enseignement pour quatre ans. Ce mandat est renouvelable moyennant l’accord du Conseil d’école. Il-elle a autorité sur le personnel administratif et ouvrier de l’école, mais son pouvoir est limité par les rôles dévolus au Conseil d’école et au Collectif de direction.

Le (la) directeur-trice pédagogique est un-e enseignant-e chargé-e de la gestion du projet pédagogique de l’école ainsi que des relations avec les familles. Il-elle a autorité sur les membres du personnel et sur les élèves, mais son pouvoir est limité par les rôles dévolus au Conseil d’école et au Collectif de direction. Il-elle est élu-e par les adultes de l’établissement pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Après quoi il-elle retrouve son emploi d’enseignant-e.

Le « Collectif de direction » est composé des directeur-trice-s et de représentants, élus [8] par leurs pairs, des adultes travaillant dans l’école : des enseignants représentant les différents degrés d’enseignement et des représentants du personnel non enseignant. La fonction d’éducateur-trice n’existe plus, car tous les adultes y sont considérés comme éducateurs (voir point 12) et que les institutions démocratiques mises en place rendent cette fonction spécifique inutile.
Il s’agit d’un organe consultatif, réuni au moins une fois par mois qui, comme son nom l’indique, conseille la direction. Il a pour tâche principale l’organisation, la planification de l’ensemble des activités pédagogiques de l’école. Il assure aussi le suivi de celles qui concerne plus d’un degré. Chacun de ses membres peut demander l’inscription d’un point à l’ordre du jour.
Les membres du Collectif de direction qui représentent le même degré d’enseignement se réunissent aussi régulièrement avec le (la) directeur(trice) pédagogique en « Collectif de degré ». La mission essentielle de cette dernière institution est d’organiser et de planifier pour une période donnée l’ensemble des activités scolaires concernant le degré en question ainsi que d’en assurer le suivi.

12) Formation et rôles des adultes

Tous les adultes travaillant dans l’école font partie de l’équipe éducative. Le personnel non enseignant participe à l’éducation des élèves, notamment dans le cadre de la gestion humaine et matérielle de l’école (gestion relationnelle, entretien de l’école, préparation et distribution des repas…). Comme les enseignants, ils sont garants de la Loi de l’école, à l’élaboration de laquelle ils ont la possibilité de participer par leur participation aux réunions mensuelles du Conseil d’école (voir point 10). Le personnel non enseignant reçoit, au début de son engagement, une formation pédagogique élémentaire lui permettant de comprendre et d’adhérer au projet éducatif de l’école et au fonctionnement institutionnel qui en découle.

Les enseignants devraient tous être des « pédagogues généralistes » avant d’être des spécialistes d’un niveau d’enseignement et/ou d’une discipline. Ils auront bénéficié d’une formation professionnelle initiale longue (quatre années + une – voir ci-après). Durant les quatre premières années, leur formation comporte deux volets, l’un concerne la pratique du métier à travers de nombreux stages (pendant lesquels sont prévus de fréquents moments d’analyse réflexive, avec leurs formateurs et leurs pairs, quant au vécu du métier, aux incidents critiques, aux démarches pédagogiques), l’autre consiste en un important tronc commun concernant notamment les domaines suivants :

• la psychologie de l’enfance et de l’adolescence ;

• la pédagogie générale ;

• la dynamique des groupes ;

• la gestion des conflits ;

• la sociologie de l’éducation, avec une attention particulière à la gestion pédagogique de l’hétérogénéité sociale et culturelle.

Tous les enseignants auront acquis une formation scientifique et didactique approfondie dans les domaines de leur(s) spécialité(s).

La cinquième année de la formation initiale constitue une période de transition vers la vie professionnelle : elle se partage entre un mi-temps (payé) en école, et un mi-temps consacré à des retours en formation. Ce second mi-temps est en grande partie consacré à des intervisions et des supervisions de ces premières expériences professionnelles.

L’apprentissage, par la pratique, du travail coopératif devrait être un élément essentiel de cette formation initiale.

La formation en cours de carrière se fera surtout sous forme de « compagnonnage », car il est prévu dans le temps de travail des enseignants des moments réguliers d’intervision. D’une manière plus générale encore, le travail en équipe est encouragé, y compris dans le cadre d’apprentissages disciplinaires. Tout ceci est de nature à favoriser la réflexivité sur le travail et donc à améliorer sans cesse le professionnalisme de chacun. Les enseignants participent également, quand le besoin s’en fait sentir, à des formations données, dans l’école, par des intervenants extérieurs. Ainsi qu’à des formations organisées en dehors de l’établissement qui offrent l’occasion d’échanger avec des collègues d’autres écoles.

Le travail des enseignants étant souvent collectif, la majeure partie de leur temps de travail se passe dans l’école. En conséquence, celle-ci met à la disposition des enseignants les temps, les locaux et le matériel nécessaires pour ce travail en équipe.

Signataires : Annick Bonnefond, Carmen De Barros, Nathalie Coulon, Sophie Liebman, Michel Staszewski, Michèle Vleminckx.

notes:

[1Ce qui suppose la disparition des réseaux scolaires.

[2Il nous apparaît contreproductif d’instaurer une obligation de fréquentation scolaire avant 5 ans (qui impliquerait forcément de sanctionner les familles en cas de non-respect de cette obligation) mais nous pensons qu’on doit encourager le plus possible la scolarisation des enfants dès l’âge de 3 ans par l’obligation d’inscription.

[3Notre proposition ne résout pas la question de la mixité sociale, dans la mesure où, au-delà de l’Ecole, la société reste socialement fracturée. Mais à partir du moment où toutes les écoles deviennent des institutions construites sur le même modèle, dotées de tout ce qu’il faut pour permettre des apprentissages ambitieux pour tous, autrement dit de « bonnes écoles », il ne sera plus besoin de quitter son quartier pour trouver une « bonne école ». Le fait qu’elle soit située dans le quartier où vivent les élèves et leur famille doit favoriser le rapprochement entre les familles et les établissements scolaires.

[4Des lieux sont prévus à cet effet.

[5Dans le cadre de ce texte, nous en restons à des généralités, sans nous prononcer, par exemple, sur l’organisation des apprentissages dans le temps.

[6Les élèves ne sont plus dispersés dans des « cours philosophiques » différents.

[7Cf. GIORDAN, A. et SALTET, J. Changer le collège c’est possible !, Oh ! Editions / Play Bac Editions, 2010.

[8Durée des mandats : deux ans, renouvelable éventuellement une fois consécutivement.