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La CEFA (l’enseignement en alternance) et les travailleurs d’une AMO (aide à la jeunesse en milieu ouvert) ont imaginé une structure d’accueil, d’accompagnement et de formation individualisée pour les jeunes en période instable.

Ils ont quinze ans au moins et maximum dix-sept ans, ils ont accompli deux années dans l’enseignement secondaire de temps plein mais ils se sont progressivement désaffiliés de l’école.
Les jeunes concernés par ce projet vivent des problèmes de choix et de confiance. Il s’agit avant tout de restaurer la confiance en eux dans le jeu social.
Ils sont à un moment clé de leur évolution. En effet, leur crise de confiance peut les amener à ce moment à choisir des stratégies faciles qui les conduiront à se mettre en danger eux-mêmes ou à s’en prendre à d’autres.
Un but
Il s’agit d’évaluer et de développer avec eux les moyens pour intégrer l’enseignement en alternance qualifiant ou pour revenir dans l’enseignement de temps plein.
« Avoir un projet » n’est pas une condition d’accès comme dans beaucoup de lieux. Le projet est à la fois un outil de formation et de développement personnel et un devenir possible.

Des ressources à activer

La méthode privilégiée de l’équipe d’intervenants du MFI est l’activation et le renforcement des ressources personnelles du jeune et du réseau social autour de lui : famille, écoles, associations, entreprises, services publics... afin de favoriser son accès à un enseignement adapté à sa situation de vie du moment.
La nouvelle affiliation scolaire est un effet, plutôt qu’un objectif en soi de la formation.
Les jeunes sont admis après au moins deux entretiens individuels et familiaux, sur base de leur motivation. La participation active des parents est sollicitée dès le départ. Les situations familiales, souvent liées au décrochage scolaire, peuvent être abordées, à la demande du jeune et sous le sceau de la confidentialité, dans le cadre de l’aide individuelle de l’AMO.
Parmi les critères d’inscription, les intervenants favorisent une certaine mixité du public afin de renforcer la cohésion du groupe.
La présence de jeunes primo-arrivants est de nature à dynamiser un groupe, la parité, garçons, filles, est aussi un élément moteur.
Les objectifs pédagogiques visent les compétences communicationnelles de base, la capacité de se repérer, la restauration de la confiance en soi et dans les adultes, la capacité de faire des choix.
L’acquisition de ces compétences est souvent négligée dans le cadre scolaire habituel où beaucoup de contenus utiles à d’autres apprentissages sont sensés être connus, faute de temps ou de moyens.
Ici, la logique d’intervention renforce l’approche individuelle par la pédagogie du projet collectif. Le projet personnel naît surtout de la dynamique d’action collective, de l’affirmation de soi dans le groupe.

Une approche systémique

Les trajectoires des jeunes, en amont et en aval du module de formation, font également l’objet d’une attention particulière.
La formation démarre par une prise en compte de la rupture du jeune avec l’école et se termine par la formulation d’un projet scolaire à court terme.
Le projet est supervisé dans ses différentes phases par une cellule d’accompagnement et de concertation composée de personnes représentatives du partenariat CEFA, AMO, CPMS.
Le dialogue entre professionnels appartenant à différents mondes « culturels », enseignement, monde social, monde du travail, est une condition importante de la réussite du projet pour le jeune.

Des activités

Pendant trois jours par semaine, les jeunes participent à des sorties sportives ou culturelles, à des activités de développement personnel ou de solidarité, à la réalisation d’une création collective.
Les deux autres journées de la semaine sont réservées à des stages d’insertion sociale ou professionnelle lorsque le moment est venu.
Les jeunes sont en effet amenés à faire des stages de découverte de courte durée, (quinze jours maximum), en entreprise ou dans le milieu socioculturel.