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Accueil / Politique / Prises de position / Prises de position 2009 / Pauvreté et école, quelles priorités ?

« Le plus dur ce n’est pas de n’avoir rien, c’est d’être considéré comme rien », [1]

En novembre 2009, le Délégué général aux droits de l’enfant présentait un rapport thématique consacré aux incidences et conséquences de la pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles, à partir de la parole de bénéficiaires d’une aide sociale dans cinq arrondissements (Charleroi, Tournai, Marche, Verviers, Bruxelles) [2]. Ceux-ci montrent, exemples à l’appui, que la pauvreté porte atteinte aux droits de l’enfant dans de nombreux secteurs de la vie en société, et d’abord à l’école. Les critiques portent essentiellement sur le coût de l’enseignement pour les familles, sur la stigmatisation des enfants issus de milieux précarisés et sur leur relégation vers des filières d’enseignement imposées ou non souhaitées. Ces enfants font ainsi l’apprentissage de la disqualification, qu’ils intègrent alors pour la suite de leur parcours de vie, même à l’âge adulte. Dans leur grande majorité, les critiques visent le système et non des personnes ou des corporations en particulier.

Pour donner suite à ces constats, le Délégué général a réuni un groupe pluraliste d’acteurs de terrain qui souhaitent interpeler le monde politique sur des actions prioritaires à mettre en place au niveau du système scolaire. _ L’objectif est de permettre à chaque enfant de développer au mieux ses potentialités, de s’émanciper et de construire la confiance et l’estime de soi qui lui permettront de n’être plus jamais la victime passive des conditions dans lesquelles il est obligé de grandir.

Ce manifeste est rendu public alors que le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies presse la Belgique de respecter ses obligations et de « prendre les mesures nécessaires en vue d’abolir les frais de scolarité, de garantir à tous les enfants l’accès à l’enseignement indépendamment de leur statut socioéconomique et de veiller à ce que les enfants issus de familles pauvres ne soient plus relégués aux programmes de l’enseignement spécial » [3].

CGé est un des signataires de ce Manifeste

Pour tous renseignements complémentaires n’hésitez pas à vous rendre sur le site internet du Délégué général aux droits de l’enfant www.dgde.cfwb.be ou à prendre contact avec David Lallemand au +32/474/951 903 et dgde(at)cfwb.be

notes:

[2Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, Observations finales sur le rapport de la Belgique, 11 juin 2010

[3Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, Observations finales sur le rapport de la Belgique, 11 juin 2010.

Pièces jointes