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Même si tous les membres de CGé ne sont pas formés, ni ne pratiquent la Pédagogie Institutionnelle, l’éthique qui lui est sous jacente ainsi que certaines procédures font partie de la culture du mouvement. C’est pourquoi, nous en faisons ici une brève présentation.

La Pédagogie Institutionnelle est une pratique qui s’est développée à partir des années 50 à l’initiative deFernand Oury (instituteur) et qui repose sur la conviction profonde que « rien ne se fait sans désir ». Pour cela, il faut à la fois éveiller le désir, apprendre à le différencier des besoins ou des envies, accueillir le fait qu’il est inconscient pour une bonne part, qu’il n’est jamais complètement assouvi et donc qu’il y a frustration.

Pour que le désir puisse exister, il faut un lieu, des limites, du langage et de la loi. C’est là que la pédagogie prend son nom d’Institutionnel. Ce sont les institutions que la classe va créer, entre autres, pour que chacun trouve où s’accrocher en tant que sujet, c’est-à-dire avec son désir su ou insu. Ces institutions vont aussi permettre une organisation qui tienne compte de cette éthique : créer des espaces pour dire les choses, les limites dans lesquelles les choses peuvent se dire, les mots pour les dire et assurer des garanties des personnes et des objectifs (apprentissages, projets). Ces garanties sont assurées entre autres par les lois qui régissent les fonctions de chacun y compris bien sûr de l’adulte.

A tous les niveaux du mouvement, nous sommes très attentifs à cette dimension des quatre « L » : lieu, limites, langage et loi. Cela signifie que nous soignons les institutions en précisant le pouvoir de chaque équipe qui peut décider de son mode de fonctionnement. Les responsabilités sont précisées, évaluées et tournantes. Lorsque des problèmes ou des conflits surgissent, nous veillons à ce qu’ils soient résolus dans le bon lieu. Cette culture de la responsabilité collective rejaillit également dans le contenu et la méthodologie de nos activités.