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Cette typologie est le fruit d’un travail collectif réalisé lors du weekend d’écriture 2010 et a été mise en forme par Pierre Waaub par la suite.

Le tableau est conçu comme une typologie des limites en fonction de deux critères : l’origine de la limite et son projet. Le but du tableau est d’ouvrir le concept de limite, de manière à se donner les moyens de les envisager différemment et d’augmenter la panoplie des limites que nous mettons en œuvre, de nos réactions aux limites que nous rencontrons et de compréhension des réactions des autres aux limites que nous mettons en œuvre ou que nous vivons avec eux. Le tableau propose donc aussi des exemples de réactions en fonction des types de limites.

Les exemples de limites et de réactions… ne sont que des exemples. On peut tout aussi bien faire le contraire ou autre chose que ce qui est proposé. À vous de tenter l’exercice, de classer vos exemples de limites, de tester vos réactions, d’en découvrir d’autres possibles, et bien sûr d’enrichir la typologie.

Poser la question des limites, c’est forcément aussi déboucher sur la question des transgressions, mais à cela, nous avons consacré un dossier dans le nº 187 de Traces. En les lisant en parallèle, on fait écho.

Préambule

Un des enjeux centraux des limites et butées est de savoir si elles peuvent ouvrir sur des possibles ou si, au contraire, elles ne peuvent que bloquer, empêcher, enfermer dans des impasses. Le tableau cherche donc aussi à montrer les effets des limites et les réactions possibles des acteurs.

En ce qui concerne la distinction entre limites et butées, nous avons pris le parti de les définir comme suit. Les limites sont des barrières qu’on se donne à soi-même ou que les autres ou l’institution nous donnent. Elles peuvent être explicites ou implicites, voire inconscientes. Nous en sommes les sujets ou les objets. Quand nous en sommes les objets, elles deviennent des butées, des barrières en soi « qui ne peuvent qu’inciter à la surenchère de la transgression ». ( [1]) Néanmoins, si une butée provoque en nous une prise de conscience, elle peut devenir une limite en nous rendant sujet.

Être sujet d’une limite, c’est avoir d’autres possibilités que l’accepter ou la transgresser, avoir la possibilité d’en faire quelque chose, comme l’intérioriser, l’accepter, l’encaisser, l’investir, la manipuler, la détourner, la contourner, la refuser, la transgresser…

notes:

[1Raymond Bénévent, L’idéologie de l’immédiateté, Temps d’enfance n° 53/2003.

Pièces jointes