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Quoi d’neuf (Le)

LE QUOI D’NEUF, aussi appelé LA CAUSETTE C’est une des petites institutions utilisées en Pédagogie Institutionnelle, comme un des moments possibles de parole.
C’est un moment, assez court (max. 30′) qui convient bien comme passage de « l’extérieur » vers « l’intérieur » (ex: de la maison vers la classe, des vacances vers une réunion)
C’est un moment qui resserre aussi le groupe qui se retrouve.
Il ne s’agit jamais ni d’un tribunal où on règlerait des comptes, ni d’un lieu de débat ni d’un lieu de décision et il n’a rien à voir avec une tâche (il y a d’autres lieux pour tout cela, sauf tribunal qui n’a pas à se faire dans une classe, une réunion). C’est un lieu de parole libre mais il est légiféré donc protégé : – on parle en « je », de soi, de ses sentiments, découvertes etc… – on ne répond pas à celui qui a parlé, on ne lui pose pas de questions sauf si on n’a pas entendu ou pas compris un mot. On reçoit surtout la parole de l’autre – la seule restriction à « on parle de ce qu’on veut », c’est « ne pas nuire » (même à des absents)
Comme pour d’autres temps de parole en Pédagogie Institutionnelle, il est bon d’installer un rituel, tant dans le choix du moment et sa périodicité que dans la disposition des lieux (qu’au moins chacun voit les autres), que dans l’organisation et que dans les phrases utilisées: – Un président préside la séance. Cela peut être l’enseignant au début puis un enfant (à voir selon les ceintures si on les utilise ou selon les demandes) – Le président commence par dire « Le Quoi d’neuf est ouvert » ou « J’ouvre le Quoi d’neuf » – Il enchaîne par « Qui s’inscrit ? ». En effet, pour parler au Quoi d’ neuf, il faut s’inscrire en début de séance et il n’est plus possible de le faire après les max 5′ prises par le président pour prendre les noms (inscrits sur sa feuille ou au 1N, dans l’ordre des demandes). Selon l’organisation de la classe, les inscriptions peuvent aussi se faire ainsi: des cartons ou tissus comportant le nom des enfants sont pris par chacun et déposés dans un panier ou accrochés à un panneau. – Quand les inscriptions sont prises, le président dit « X, tu as la parole ». Le temps de parole max. de chacun est précisé à la fin des inscriptions et équivaut au temps total prévu divisé par le nombre d’inscrits, avec un minimum de 3′ par personne. Donc, s’il y a trop d’inscrits pour le temps prévu, on reporte les derniers inscrits au prochain Quoi d’neuf, en priorité – Le président rappelle les lois en cours de route, si jamais quelqu’un ne les respecte pas. – En finale, le président dit « Le quoi d’neuf est fermé » ou « Je ferme le Quoi d’neuf ».
Ce moment du Quoi d’neuf est un apprentissage de la prise de parole et de l’écoute, pour chacun (même pour ceux qui ne s’inscriraient jamais), du respect aussi: chacun sait avec quoi l’autre est là et on ne va pas y chipoter.
Par ailleurs, il permet de s’exercer à la présidence, à la répartition de la parole, dans ce temps court, ce qui débouche plus facilement sur des façons de présider, d’investir des lieux de parole, plus complexes, comme par ex. le Conseil. NB. – L’enseignant peut aussi s’inscrire – Il se peut qu’un enfant apporte quelque chose de lourd: Mon grand-père est mort. Mon chat est perdu.
Dans ce cas, il est bon que l’enseignant dise une parole discrète d’empathie : « Tout le monde a bien entendu ton chagrin, Maxime ». Cela peut induire une attitude, dans la journée, vis à vis de l’enfant triste (mais surtout à ne pas soulever par l’enseignant, dans la journée … Quand le Quoi d’ neuf est fermé, il est fermé !).
Il n’est pas exclu que des sujets soient repris plus tard, dans d’autres moments (des cours) de la semaine. Ex : la mort, ce qui ne signifie absolument pas pour l’enseignant de s’emparer systématiquement de ce qui est dit au Quoi d’neuf.

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