Interculturel

Notre public varie d’une année à l’autre. Actuellement, nous accueillons des enfants syriens parlant le domari, appartenant à la communauté des Doms (une communauté déjà stigmatisée en Syrie). Ceux-ci, récemment arrivés en Belgique, ne parlent pas le français. Ils ont fui la guerre et leur famille vit un déracinement culturel, une perte de repères.

Il y a aussi des enfants roms parlant le romani, dont la communauté est sédentarisée en Belgique depuis trois générations. Ces enfants parlent un français rudimentaire. Faire venir nos enfants roms à l’école n’est pas toujours évident. L’école, le rapport à l’écrit dans une culture de l’oral fait peur. Il faut installer un rapport de confiance avec les familles. Nous les appelons chaque matin, mais sans essayer de leur forcer la main. Imposer une fréquentation scolaire quotidienne dès le départ serait une erreur. Les choses doivent se faire petit à petit. Lorsqu’enfants et parents commencent à être à l’aise, alors on peut se risquer à insister. Ils viennent plus fréquemment. Chaque journée de présence est précieuse. Il faut en profiter.

Nous accueillons aussi un enfant sénégalais parlant le peul n’ayant jamais fréquenté l’école. (Noëlle De Smet)

Article de TRACeS

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