Violence

Le prof que je suis, qui, de son casier, passe de bâtiment en bâtiment, de classe en classe, de collègue à collègue, d’élèves à élèves. Et eux surtout, rarement deux heures d’affilée dans le même local. Et quand cela arrive, la classe d’intercours ressemble à un bocal rempli de poissons agités, à une plaine où de petits chiens s’aboient, se sentent, se courent l’un après l’autre en attendant le rappel à l’ordre de leur maitre. Faut-il s’en étonner quand on sait que les élèves ne travaillent pas ensemble le reste de l’horaire, qu’ils ne sont regroupés en tout que quelques heures par semaine, séparés le reste du temps, au gré des options, des tailles des ateliers, des langues… Je n’ai donc pas affaire à une classe, mais a des classes compilées, chaque fois ailleurs. (Dorsan Watelet)

Article de TRACeS

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