Le cœur de cet ouvrage est une invitation incessante à articuler plutôt qu’à opposer, entre autres en termes de didactiques et de pédagogies, pour tenir compte de la complexité nichée en chacun des élèves et aux creux du système. Convaincu que se pencher sur le vécu des exclus sera un levier pour tous, que les histoires de chacun disent les dysfonctionnements d’une institution qui creuse toujours plus et plus profondément les injustices sociales. Il y a urgence.
La structuration du livre facilite la lecture : il est classiquement découpé en chapitres, mais ceux-ci sont subdivisés en sections et sous-sections. Avec l’utilisation du gras qui annonce le fil principal du paragraphe. La numérotation qui jalonne ces 300 fils donne l’impression d’avancer rapidement dans un contenu dense. 11 pages de références bibliographiques attestent de la rigueur intellectuelle et permettent aux lecteurs curieux de continuer à s’appuyer sur ce qui existe. Une cinquantaine de concepts sont listés dans un index avec des renvois aux paragraphes concernés. Et, pour ceux qui ne mémorisent pas facilement les sigles, ils sont dépliés en fin d’ouvrage.
J’en profite aussi pour remercier monsieur Reuter de prendre régulièrement la plume pour s’inscrire dans nos pages. Une chose est sure, nous partageons très largement cette nécessité de réfléchir ensemble pour permettre des discussions entre enseignants, responsables de formation et chercheurs. Ce livre est là pour ça.
Je vous invite à lire aussi une interview d’Yves Reuter sur le site «Le café pédagogique » : https://miniurl.be/r-5ara