On a cherché des personnes qui y ont réfléchi et d’autres qui ont expérimenté de nouvelles choses. On leur a dit les questions qui nous travaillaient et ce qu’on avait envie qu’elles nous racontent dans leurs textes.
On a attendu, un peu, beaucoup (anxiété), puis on a lu les textes qui nous arrivaient, relu, discuté, proposé des choses en plus, en moins, des intertitres accrocheurs, en essayant de ne pas être trop normatives, mais quand même avec nos propres envies et habitudes d’écriture.
Ce qu’on a appris : que les profs pataugent souvent entre l’envie de rester au plus proche de l’expérience des élèves et de leurs mots, et celle de faire une belle synthèse, bien structurée qui dirait l’essentiel, tout l’essentiel et rien que l’essentiel. Bonne et belle à la fois !
Qu’en pédagogie « active », le risque est grand de s’en tenir à l’activité, sans expliciter aux élèves ce qu’on attend qu’ils en tirent comme apprentissages, creusant ainsi les inégalités entre les élèves.
Que travailler à l’appropriation des savoirs, c’est aussi travailler avec les élèves l’acte d’écriture, ce qui prend du temps, beaucoup… et que le gonflement des missions données à l’école ne favorise pas ce temps, pourtant indispensable.
Que c’est parfois au moment de construire la synthèse avec les élèves qu’on réalise que certains n’ont rien appris ou appris « à côté ». Si on mène l’exercice avec sincérité, c’est aussi un miroir tendu au prof et on n’est pas toujours fièr·es de ce qu’on y voit. C’est un risque à prendre !
* Personnes du comité de rédaction qui se pré et s’occupent d’un dossier de TRACeS du projet rédactionnel au suivi des décisions du comité.