Tronc commun menacé

Jusqu’aux racines ?

Le nouveau parcours d’apprentissage porté par l’ensemble des acteurs·trices de l’école répond aux objectifs de renforcer la qualité de l’enseignement et de réduire les inégalités scolaires. Alors qu’il termine son déploiement en primaire, la ministre Glatigny remet en question que la 3e secondaire soit l’aboutissement du tronc commun polytechnique, mettant ainsi en danger les finalités poursuivies par cette réforme. Le risque est grand de maintenir la ségrégation et la relégation.

Dans un contexte marqué par les politiques d’austérité (fermeture de filière), la remise en question du statut, des conditions de travail, les résistances à l’aboutissement de cette réforme se multiplient d’autant plus que demeure un certain flou sur sa mise en œuvre durant les trois premières années de l’enseignement secondaire. Le timing de l’annonce de la ministre est politiquement habile et présenté comme une concession en réponse aux mouvements de protestation en cours.

Pour CGé, le tronc commun est un moyen essentiel pour combattre les inégalités scolaires et nous regrettons que le travail déjà accompli soit remis en question. Nous pensons aussi que sa mise en œuvre implique un changement de paradigme, qu’il ne suffit pas de décréter.

Pourquoi un tronc commun est-il si important ? Qu’est-ce qui a déjà été mis en place ? Quelles sont les résistances à l’idée d’un tronc commun long et comment s’expliquent-elles ? Quels problèmes pratiques rencontrent les écoles secondaires dans la perspective de sa mise en œuvre (locaux, emploi…) et comment assurer la transition entre primaire et secondaire dans l’esprit d’une véritable école du tronc commun ? Comment se passe la mise en place du tronc commun dans le primaire ?

Pour aborder ces questions et engager le débat, nous avons invité plusieurs intervenant·es :

  • Marie Verhoeven, Professeure de sociologie à l’Université de Louvain, chercheure au GIRSEF,
  • Marc Romainville, professeur ordinaire émérite à l’Université de Namur, ancien président de la Commission des Référentiels et des Programmes du Tronc Commun,
  • Stéphanie de Lamalle, Coordinatrice zonale – Charleroi,
  • Valérie Lega et Valérie Pasteyns, Directrices de l’école Clair-Vivre.